W.E.B. Du Bois (1868-1963)

W.E.B. Du Bois (1868-1963)

William Edward Burghardt Du Bois – qui avait des origines françaises (comme son nom l’indique) et haïtiennes – est né à Great Barrington, dans le Massachusetts.

Il fut l’un des premiers Afro-Américains à être admis dans la prestigieuse université de Harvard. Il étudia également à Berlin.

Soucieux de mettre ses connaissances au service de l’émancipation des Afro-Américains, Du Bois enseigna la sociologie, l’économie et l’histoire, notamment à l’université d’Atlanta (Géorgie), où il obtint une chaire en 1887.

Du Bois s’opposa au compromis officieux d’Atlanta, négocié par le leader Booker T Washington en 1895, qui ne remettait pas en cause la ségrégation mais permettait d’accorder aux Afro-Américains un minimum d’éducation.

Luttant contre le racisme et le colonialisme, partisan du panafricanisme et de la reconnaissance de leur héritage africain par les descendants d’esclaves, il prit la tête en 1906 d’une organisation demandant l’égalité complète des droits pour les Afro-Américains: le Niagara Movement.

En 1909, Du Bois participa à la création de la NAACP (National Association for the Advancement of Colored People : Association nationale pour le progrès du peuple de couleur) qui était le prolongement du Niagara Movement. Il devint en 1910 directeur de la recherche de cet organisme et rédacteur en chef de son journal, The Crisis (dont il était par ailleurs le fondateur).

Du Bois, ouvrant la route à Cheikh Anta Diop, fut le premier à évoquer les origines africaines de la civilisation égyptienne.

Au moment de l’entrée en guerre des États-Unis en 1917 (qui reposait sur le volontariat) Du Bois finit par se convaincre que la guerre ébranlerait le colonialisme et le racisme. Il se montra favorable à l’enrôlement d’Afro-Américains et à la création de postes d’officiers.

Du 19 au 21 février 1919, Du Bois organisa à Paris, au Grand Hôtel, avec le soutien de Gratien Candace et de Blaise Diagne, le premier congrès panafricain, pour évaluer le rôle de la guerre en matière d’émancipation.

Un second congrès fut organisé à Londres, Bruxelles et Paris, en 1921.

Du Bois s’opposa aux thèses de Marcus Garvey qui exaltaient la « race noire » et prônaient le retour des Afro-descendants en Afrique.

De retour dans le monde universitaire en 1933, Du Bois se consacra à son oeuvre historique et littéraire.

Il mourut en 1963 à Accra, ayant obtenu la nationalité ghanéenne.

Le rêve de Du Bois était une encyclopédie de la Diaspora africaine.

 

 

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