Lucy et les origines africaines de l’humanité

Lucy et les origines africaines de l’humanité

Le 24 novembre 1974, 4 anthropologues ont découvert en Éthiopie des ossements vieux de 3 200 000 ans. Ces ossements étant vraisemblablement féminins, les anthropologues ont appelé Lucy (du nom d’une chanson des Beatles qu’ils écoutaient souvent) la bipède à laquelle ils ont appartenu.

Morte à 20 ans, Lucy était petite (1,20 m) et gracile (25 kg).

Il s’agissait d’un Australopithèque, et plus précisément d’un Ausralopithecus afarensis. Plus qu’un primate, mais pas tout à fait un humain. Non pas un ancêtre direct des Homo sapiens que nous sommes, mais plutôt une cousine humanoïde.

L’humanité est apparue à l’est de l’Afrique, il y a 8-10 millions d’années. Les hommes d’aujourd’hui ne descendent pas du singe, mais ils ont un ancêtre commun. Les singes, gorilles, orang-outangs, sont de lointains cousins de l’homme.

Les plus anciens ancêtres de l’homme actuel sont les Australopithèques Garhi, découverts en 1997 en Éthiopie et dont l’ancienneté des restes est estimée à 2,6 millions d’années. Ce sont les cousins de la branche représentée par Lucy.

Toujours en Afrique, les Australopithèques (qui ont continué à exister séparément pendant quelques temps jusqu’à s’éteindre voici 1 million d’années) ont donné naissance à Homo Habilis, il y a entre 2,5 et 1,8 millions d’années.

Homo habilis a commencé à tailler la pierre.

Homo ergaster, toujours en Afrique, fut son successeur.

Jusqu’à l’apparition de l’homme actuel, Homo sapiens, en Afrique, voici environ 200 000 ans.

Une partie des Homo sapiens est partie de l’Afrique, voici à peu près 100 000 ans, pour occuper les autres continents, coexistant un moment avec Néanderthal, un cousin issu du même tronc originel africain, et dont la branche avait émigré un peu plus tôt.

La peau d’Homo sapiens était sombre, et ses cheveux frisés, en raison du climat. La peau s’est décolorée pour les Homo sapiens qui sont sortis du continent. Les cheveux se sont défrisés, les yeux éclaircis, le nez resserré et allongé.

Mais, en dépit des différences de couleur de peau, les Homo sapiens sont restés génétiquement identiques. Et, aujourd’hui, ils ont tendance à se mélanger pour former certainement un nouveau phénotype. Encore plus beau, plus résistant et – on l’espère – plus raisonnable.

Dans ces conditions, entendre dire que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire » peut prêter à sourire.

 

histoire humanité

 

 

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