L’esclavage arabo-musulman était-il raciste ?

L’esclavage arabo-musulman était-il raciste ?

En photo : l’historien controversé Olivier Pétré-Grenouilleau

 

L’esclavage arabo-musulman, qui est une réalité historique indéniable, n’a cependant jamais été fondé sur le préjugé de couleur. Les hommes et les femmes mis en esclavage étaient de toutes origines. Il ne peut donc être comparé avec l’esclavage raciste, déshumanisant et génocidaire pratiqué par les Occidentaux contre les Africains.

Aucun texte du Coran n’encourage le préjugé de couleur ni l’esclavage des Africains. La religion musulmane encourage au contraire à l’affranchissement.

Il n’existe aucune trace d’esclavage arabo-musulman raciste, génocidaire et déshumanisant, comme fut l’esclavage occidental qui visait les Africains sur le critère de la couleur de peau et qui voyait en tout Africain un esclave en puissance.

La religion musulmane proscrivait la mise en esclavage des musulmans, ce qui épargna de nombreux Africains convertis à cette religion.

Les esclaves arabo-musulmans étaient destinés à des fonctions domestiques ou militaires, pas au travail dans des plantations comparables à de véritables camps d’extermination, comme ce fut les cas aux Amériques.

Le seul cas où des Africains furent mis en esclavage dans des conditions insupportables par des arabo-musulmans occasionna la fameuse révolte de Zandj.

Les esclaves – dont parfois des Africains – affectés à des harems étaient castrés. Toutefois  – contrairement aux allégations profondément racistes insinuées dans le fameux texte de Montesquieu sur l’esclavage – aucun musulman n’a jamais pratiqué la castration, proscrite par la religion. C’était le fait de « spécialistes », chrétiens ou juifs (une spécialité de la ville de Verdun au moyen âge).

Si, comme l’insinue Montesquieu, les arabo-musulmans avaient dû courir à une castration plus radicale lorsqu’il s’agissait d’Africains, supposés particulièrement lubriques, ils ne les auraient tout simplement pas affectés aux harems. En fait, la castration totale était réservée aux esclaves les plus jeunes.

L’affranchissement progressif des Africains a occasionné un profond métissage qui explique l’absence de populations de descendants d’esclaves ghettoïsées comme en Occident.

S’il existe un préjugé de couleur chez certains arabo-musulmans, on le doit à la propagande négrophobe occidentale entreprise depuis le 15e siècle.

Au fur à mesure de la prise de conscience de l’importance de l’esclavage dans la situation des Afro-descendants en Europe, une véritable contre-offensive a été menée dans les milieux universitaires, dans le sillage de l’historien néo-conservateur israélo-américain Bernard Lewis, auteur du fameux et très controversé Race et esclavage au Proche-Orient  (1993). Le problème de Lewis est surtout d’avoir été aveuglé, dans son travail universitaire, par ses prises de positions sur la question sioniste et le conflit israélo-palestinien.

Cette contre-offensive a été encouragée par les gouvernements – et en particulier le gouvernement français – sous formes d’accélération de carrière, de récompenses symboliques, de facilité d’édition, pour les historiens qui travailleraient à minimiser la part de l’Occident dans la mise en esclavage des Africains et au contraire à stigmatiser la mise en esclavage des Africains par les populations arabo-musulmanes, voire par les Africains eux-mêmes.

L’exemple le plus connu  de ce travail révisionniste est Olivier Pétré-Grenouilleau, un universitaire qui doit sa carrière non seulement à de travaux  fondés sur le postulat qu’il existe une « race » noire, et qu’à partir de là on peut se livrer à toutes les comparaisons, mais aussi sur la mise en accusation systématique, conformément aux vues déjà développées par Bernard Lewis dix ans plus tôt, de l’esclavage arabo-musulman.

Pétré-Grenouilleau en arrive à la conclusion que les vrais coupables ne sont nullement les Européens – pour lesquels la traite n’aurait finalement pas été rentable – mais les populations arabo-musulmanes et africaines.

Pétré-Grenouilleau ne s’en est pas tenu là. Mélangeant les genres, comme Lewis, dans le Journal du Dimanche du 15 juin 2005, il a publiquement accusé les descendants d’esclaves d’être des antisémites et la loi Taubira de « renforcer l’antisémitisme en France », ce qui lui a valu une assignation devant un tribunal civil, opportunément retirée, grâce à l’intervention conjointe de très importantes personnalités politiques de droite et de gauche, qui ont exercé des pressions sur l’association plaignante.

Dans le même journal, Pétré-Grenouilleau poursuivait :

« Cette accusation contre les juifs est née dans la communauté noire américaine des années 1970. Elle rebondit aujourd’hui en France. Cela dépasse le cas Dieudonné. C’est aussi le problème de la loi Taubira qui considère la traite des Noirs par les Européens comme un « crime contre l’humanité », incluant de ce fait une comparaison avec la Shoah. Les traites négrières ne sont pas des génocides.

La traite n’avait pas pour but d’exterminer un peuple. L’esclave était un bien qui avait une valeur marchande qu’on voulait faire travailler le plus possible. Le génocide juif et la traite négrière sont des processus différents. Il n’y a pas d’échelle de Richter des souffrances. »

Pour avoir imposé, auprès des racistes français, le pluriel à traite négrière, Pétré-Grenouilleau a reçu de nombreuses récompenses et distinctions de la part du gouvernement français. D’obscur maître de conférences qu’il était à Lorient, il a obtenu, fort du soutien de Nicolas Sarkozy, une chaire d’histoire à Science Po et a été nommé inspecteur général de l’Éducation nationale, ce qui lui assure un droit de contrôle sur l’enseignement des professeurs d’histoire des lycées et collèges.

Pétré-Grenouilleau n’est hélas pas le seul à avoir oeuvré dans ce sens.

Certains universitaires africains ont travaillé  à stigmatiser le monde arabo-musulman.

Pétré-Grenouilleau a reçu le soutien de l’historien Pap N’Diaye, proche du CRIF (conseil représentatif des institutions juives de France) et fondateur du CRAN (Conseil représentatif des associations noires), une organisation fondée pour défendre l’idée de « race » et soutenue par le CRIF.

On peut citer aussi le Sénégalais Tidiane N’Diaye, dont l’oeuvre se résume à dénoncer la traite arabo-musulmane, le « génocide voilé »  ce qui lui a valu, comme à Pétré-Grenouilleau de nombreuses récompenses.

 

2 réactions au sujet de « L’esclavage arabo-musulman était-il raciste ? »

  1. En tant que Mauritano -sénégalais , c’est sur un site pro israélien que j’ai découvert ce soit disant historien Tidiane N’Ndiaye . Comme quoi il sert bien une cause , mais pas celle des ADA .

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